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Habitat ancien

Le projet en questions

Corinne Venayre, adjointe déléguée à l’urbanisme, au patrimoine et aux grands travaux

La Ville de Libourne s’est engagée dans une reconquête de son cœur de ville pour révéler les éléments forts de son identité. Cette reconquête a démarré avec des interventions significatives sur les espaces publics de la bastide et sur les berges de ses rivières. Ces interventions de 2015 à 2018 vont précéder et stimuler deux actions majeures à Libourne : la réhabilitation de son habitat de centre-ville et la mise en valeur de ses casernes. Ces actions se préparent dès aujourd’hui.

Comment reconquérir Libourne ?

Habiter Libourne, c’est habiter une belle ville, à taille  humaine, bien équipée, saine, ouverte sur la campagne et à proximité de Bordeaux. Nous avons des atouts. Pourtant, notre bastide s’est dégradée face à l’attrait du logement individuel avec jardin offert à la périphérie. Nous souhaitons réinvestir les logements vacants et requalifier aussi ceux qui sont occupés. Nous allons mener une politique de l’habitat adaptée à ces objectifs, dès 2016, en lançant une étude  pour adapter les aides et notre contrôle aux situations particulières que connaissent les bailleurs et les propriétaires occupants. Nous poursuivons en parallèle nos actions sur l’environnement de ces logements, d’où l’aménagement des espaces publics du centre qui ont démarré place de la Croix rouge et se poursuivent désormais dans l’hypercentre, avec la place Abel Surchamp et ses accès, puis bientôt les quais. Nous modernisons également nos groupes scolaires. Les écoles maternelle et primaire du centre sont entièrement rénovées par les architectes, Aldric Gayet et Clémentine Roger, du collectif « Pepito mi corazon ».

Cette réhabilitation du centre et de ses logements, qui doit-elle accueillir ?

Nous nous sommes fixés d’accueillir d’ici dix ans environ 1200 habitants supplémentaires. C’est une croissance volontairement modérée qui correspond à la poursuite du rythme actuel. Cet objectif raisonné nous permet d’accompagner cet accueil par des équipements communaux adéquats et de bonne qualité. Nous aurons ici aussi une politique de réhabilitation car nous souhaitons fixer les familles durablement. Ces nouveaux arrivants viennent avec des exigences sur leur qualité de vie auxquelles nous souhaitons répondre et qui ensuite profitent à tous. Nous avons prévu de reconquérir environ 500 logements vacants, ce ne sera pas le seul axe mais l’axe prioritaire de la politique de l’habitat de la commune. En tant que vice-présidente déléguée à l’habitat et au logement à la Communauté d’agglomération du libournais (CALI), je suis particulièrement sensible à cet axe mais les grands projets que nous menons réclament une vision transversale qui implique les autres politiques publiques.

Cette reconquête se limite-elle à celle du logement ancien, qu’en est-il de l’Ancienne Ecole des Sous-officiers de Gendarmerie (ESOG) ?

Ce réinvestissement de l’hypercentre ne se limite pas à celle des logements vacants. La reconversion des anciennes casernes de Libourne, les casernes Proteau et Lamarque, est une des priorités de l’action municipale. La Ville et la CALI ont acquis la cour d’honneur et les bâtiments qui la forment. Nous y organisons déjà beaucoup d’évènements, on peut citer notamment cette année la fête du vin. Ces bâtiments accueillaient, dans leur passé le plus récent l’école des sous-officiers de gendarmerie (ESOG) mais ils ont surtout été marqués par l’occupation de la cavalerie, ce qui fait qu’ils bénéficient notamment d’un superbe manège. Cet équipement a des dimensions monumentales (48 m de long et 21 de large) avec une charpente à découvert dont les arcs commencent à 7,60 m du sol. Nous le mobilisons à chaque fois que nous le pouvons et les libournais prennent plaisir à le découvrir, il devra s’ouvrir plus fréquemment aux personnes de l’extérieur.

Existe-il encore d’autres sites à reconquérir ?

Bien sûr, nous ne pouvons ici tout aborder mais il y a aussi la gare, sa multimodalité, ses abords sur lesquels se pose le premier regard de celui qui vient ou passe à Libourne via le train. Des connexions qui augmenteront avec l’arrivée de la LGV en 2017. Enfin, d’autres sites interstitiels peuvent être bâtis sur la commune mais nous serons là aussi très vigilants sur la qualité de ce qui sera produit et en limitons déjà le nombre d’hectares afin de préserver au mieux notre économie et notre paysage de vignes. N’oublions pas que nous sommes une terre de production de certaines appellations qui comptent parmi les plus prestigieuses au monde.