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Histoire & Patrimoine

Libourne au 18ème siècle

Service des archives municipales
3 rue Etienne Sabatié - 33500 Libourne
Tel
: 05 57 55 33 45
Mail
: archives@mairie-libourne.fr
Horaires
: le mardi et vendredi de 9h à 12h; le jeudi de 14h à 17h.
Sur rendez-vous les autres jours.

Le développement de la ville de Libourne s'est principalement produit au Moyen-âge, bien que l'Antiquité nous ait laissé quelques témoignages enfouis d'un vicus (petit village) gallo-romain.

Les textes nous relatent l'existence, au 12ème siècle, du village de Fozera, petite agglomération située au confluent de l'Isle et de la Dordogne.
Ce village s'organisait le long d'une voie venant de Condat et du "Priourat", et allait vers une zone de franchissement de l'Isle (située prés de l'actuelle porte du Grand Port).

En 1268, Edouard 1er, arrière-petit-fils d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri III de Plantagenêt, roi d’Angleterre, a su apprécier la situation exceptionnelle du site à la confluence de l’Isle et de la Dordogne. Il décida d’y fonder une bastide (ville nouvelle du Moyen-Age) à vocation portuaire qui aura un rôle économique de premier ordre : permettre aux produits de l’arrière-pays des vallées de l’Isle et de la Dordogne d’être embarqués sur des navires de haute mer. Devenu roi d’Angleterre, un an plus tard, il chargea son lieutenant Roger de LEYBURN, de la réalisation de ce projet.

En 1270, la bastide portuaire est née et comme l’usage le veut à l’époque, la ville pris le nom de son fondateur : LEYBURNIA, qui au cours des siècles se transformera en LIBURNIA et LIBOURNE.

L'idée d’Edouard 1er assura la prospérité de la ville. Au cours du XIIIème et du XIVème siècle, de nombreux  incidents entraînent la fortification de la ville. Les libournais construisirent de considérables murailles, entourées d’un double fossé.

Vieux plan de Libourne

Libourne, au fil des siècles

Du Moyen-Age à la Révolution, la ville évolua peu, se contentant de prospérer de son commerce. Deuxième ville en importance après Bordeaux, Libourne se trouva souvent en concurrence ou en rivalité avec elle, tant sur le plan du commerce, que sur les taxes ou en matière juridique.

Libourne est aujourd’hui une commune urbaine tout en conservant certaines facettes rurales. Ce double caractère est aujourd’hui moins évident qu’à la fin du XVIIIème siècle où, une fois passées les portes de la bastide, on se retrouvait dans les champs !

La ville sortit de ses murs et commença à se développer le long des rivières : chais d’abord et tonnelleries, puis autour les maisons d’habitations des ouvriers appelées "échoppes", cela continua avec l’arrivée du chemin de fer en 1851, contribuant à réduire l’activité du port et de la navigation fluviale.

Libourne fut une importante ville de garnison avec la construction des casernes de LAMARQUE et de PROTEAU. Après avoir abrité des régiments de cavalerie et d’infanterie, elles sont devenues en 1959 le centre d’instruction santé de l’Armée et en 1980 l’Ecole Nationale des Officiers de Réserve de santé des armées, mais la suppression du service militaire a entraîné la disparition de l’Ecole qui est remplacée aujourd’hui par une école d’instruction de la gendarmerie.

Il fallut attendre la fin des années 50 pour voir se développer Libourne qui est aujourd’hui limitée par les deux rivières qui la bordent et par les vignobles.

Blason de la ville de Libourne

Les Armes de Libourne

Ces armes font référence à la vocation portuaire du site qui existait déjà dans les temps anciens, notamment dans l'Antiquité ainsi qu'en témoignent les écrits du poète Ausone.
Ce que voulait Edouard Ier, fondateur de Libourne, c'était une ville portuaire qui rivalise avec Bordeaux. Les navires de haute mer pouvant, en effet, remonter sans problèmes jusqu'au confluent.

Le Blason de Libourne reprend les thèmes essentiels qui définissent Libourne :

  • La Couronne signifie que Libourne est une ville libre. Elle ne dépend de personne sauf du roi, son fondateur.
  • Le navire rappelle que c'est un port fluvial et maritime. Le navire représenté ici est un navire de haute mer. Au port, ses voiles sont carguées et ferlées (c'est à dire roulées sur les vergues et attachées).
  • Le croissant symbolise le Confluent de l'Isle et de la Dordogne et rappel également que la ville est filleule de Bordeaux.
  • Les palmes et la devise, suivant les normes héraldiques, les armes de Libourne sont entourées de deux palmes de sinopie (couleur verte) qui supportent la devise de la Ville "INSULA LIBURNIUM OURANIUS" (Libourne entre l'Isle et la Dordogne).