Les Armes de Libourne
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Il était une fois ....Retrouvez les articles parus dans les différents magazine " Libourne Avance " consacrés à l'Histoire de Libourne. |
Au confluent de l'Isle et de la Dordogne
Les textes nous relatent l'existence, au 12ème siècle, du village de Fozera, petite agglomération située au confluent de l'Isle et de la Dordogne. Ce village s'organisait le long d'une voie venant de Condat et du "Priourat" et allant vers une zone de franchissement de l'Isle située prés de l'actuelle porte du Grand Port. En 1268, Edouard 1er, arrière-petit-fils d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri III de Plantagenêt, roi d’Angleterre, a su apprécier la situation exceptionnelle du site à la confluence de l’Isle et de la Dordogne. Il décida d’y fonder une bastide (ville nouvelle du Moyen-Age) à vocation portuaire qui aura un rôle économique de premier ordre : permettre aux produits de l’arrière-pays des vallées de l’Isle et de la Dordogne d’être embarqués sur des navires de haute mer. Devenu roi d’Angleterre, un an plus tard, il chargea son lieutenant Roger de LEYBURN, de la réalisation de ce projet.
L'idée d’Edouard 1er, assura la prospérité de la ville. Au cours du XIIIème et du XIVème siècle, de nombreux incidents entraînent la fortification de la ville. Les libournais construisirent de considérables murailles, entourées d’un double fossé. |
Libourne, au fil des sièclesDu Moyen-Age à la Révolution, la ville évolua peu, se contentant de prospérer de son commerce. Deuxième ville en importance après Bordeaux, Libourne se trouva souvent en concurrence ou en rivalité avec elle, tant sur le plan du commerce, que sur les taxes ou en matière juridique.
La ville sortit de ses murs et commença à se développer le long des rivières : chais d’abord et tonnelleries, puis autour les maisons d’habitations des ouvriers appelées « échoppes », cela continua avec l’arrivée du chemin de fer en 1851. Celui-ci contribua à réduire l’activité du port et de la navigation fluviale. Libourne fut une importante ville de garnison avec la construction des casernes de LAMARQUE et de PROTEAU. Après avoir abrité des régiments de cavalerie et d’infanterie, elles sont devenues en 1959 le centre d’instruction santé de l’Armée et en 1980 l’Ecole Nationale des Officiers de Réserve de santé des armées, mais la suppression du service militaire a entraîné la disparition de l’Ecole qui est remplacée aujourd’hui par une école d’instruction de la gendarmerie. |