Le travail de Laurent Le Deunff s'articule essentiellement autour de la sculpture et du dessin. Les liens qui unissent ces deux pratiques s'inscrivent dans un perpétuel dialogue, entre fond et forme, et dans une figuration assumée. L'artiste arpente monts et forêts, étudie les espaces et compulse avec délectation "Le Chasseur Français" et autres magazines "nature". Ainsi, les dessins produits sont-ils généralement naturalistes, exclusivement tracés à la mine de plomb. Les sculptures leur font bien souvent écho. Elles aussi évoquent des formes puisées dans la nature (animaux, fruits), tandis que les matériaux utilisés (plumes, bois, cheveux, toile) sont presque toujours en décalage avec le sujet. Autant d'éléments qui donnent soudainement à l'oeuvre, généralement faite pour durer, la précarité du vivant. Laurent Le Deunff pratique aussi bien la miniature que le monumental - cela dépend du matériau qui, par sa taille originelle, détermine la forme finale de l'objet. L'élaboration de la sculpture relève de pratiques écologiques - tri, collecte, recyclage - et de techniques artisanales. Ce savoir-faire met en volume une certaine idée de l'homme et de la nature en constant dialogue.
 L'exposition présentée est une rétrospective des dix premières années de carrière de l'artiste.
Le projet culturel initié par le musée des beaux-arts de Libourne inclut dès son origine un regard porté sur l'art de notre temps et une pédagogie en direction du public. Cela s'illustre par la programmation d'expositions de groupes ou d'expositions monographiques, consacrées particulièrement à la vitalité de la scène artistique française.

Exposition présentée à la Chapelle du Carmel de Libourne Du 29 octobre 2011 au 4 février 2012 Du mardi au samedi, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h Entrée libre
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