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Notre bastide

L’environnement comme source d’implantation

S’organisant autour d’un plan orthogonal quadrillé et s’adaptant au sol naturel, les premiers arpenteurs englobèrent l’ancien bourg de «Fozera» et organisèrent la ville autour de deux axes principaux, à l’instar des villes romaines le «cardo» devenant Grande Rue et la rue Saint-Émilion et le «decumanus» la rue Périgueux. L’intersection de ces voies déterminait la situation de la place Centrale ou place «del marcat» (place du marché).
Entourée de couverts, elle deviendra un lieu politique, économique et commercial important pour la cité. Les rues rayonnant perpendiculairement autour de ces deux artères principales, la nouvelle agglomération se dessine.
L’organisation urbaine de Libourne est donc rythmée dès son origine par un maillage de rues et d’îlots à bâtir. Si de nos jours le périmètre de la bastide
reste encore visible, il est cependant à noter que le percement de nouvelles rues, la destruction des remparts, le développement urbain extra-muros et plus récemment l’ouverture de la rocade donnent de nouvelles perspectives au centre-ville.

La nouvelle orientation de la bastide

Même si le schéma reste le même, les fonctions et les usages des rues ont su s’adapter pour répondre aux besoins actuels : création de zone piétonne, élargissement des voies de circulation pour les véhicules, installation de mobilier urbain… :
• La rue Périgueux, autrefois voie de transit qui conduisait à Périgueux, se compose actuellement de la rue Jules Ferry baptisée ainsi en 1906 et de la rue Gambetta nommé ainsi en 1883. Cette dernière a su garder sa vocation commerciale.
Les cartes postales du début du XIXe siècle présentent une multitude de boutiques, la Banque de France et la Société Générale s’y installant aussi. L’accroissement de l’automobile après la 2nde Guerre mondiale entraine des problèmes de circulation et de stationnement demandant une refonte de cet espace. Ce qui sera fait en 1991 par sa transformation en zone piétonne.
• La rue Saint-Émilion, permettant le transit entre le port et la direction de Saint-Emilion, elle se divise aujourd’hui en rue Victor Hugo (1885) et rue Thiers (1879). Dans le prolongement de l’Hôtel de ville, l’installation du Tribunal et de la Sous-Préfecture dans la rue Thiers lui confère une principale vocation administrative. Mise en sens unique dans le nouvel aménagement urbain, elle permet de fluidifier l’accès au centre-ville.
La bastide poursuit donc sa modernisation qui comme l’indique le diagnostic du plan de référence doit passer par une prise en compte de sa spécificité géographique et historique.